I nudi di Mapplethorpe

Condivido il viaggio in metro con una giovane mamma, gli occhi preoccupati, che s’incrociano sul vetro con i miei. Scendo a Franklyn Delano Roosevelt, aumentano i turisti russi vicino agli Champs Elysées. Spariscono a mano a mano i negozi e le case e ci sono solo i musei e le loro statue. La zona è affollata di ippocastani antichi e imponenti, cupole verdi, che offrono i loro ombrelli di foglie prismatiche, e si aprono come ventagli, come prati al contrario.

Al Grand Palais sono venuta per visitare una personale del fotografo e artista Robert Mapplethorpe. Da quando entro, sono catapultata nella New York degli anni ’70.

Robert Mapplethorpe fotografa corpi nudi che accosta a porzioni di statue classiche, sotto la sua macchina da presa, in ogni corpo scorre il fluido che rende speciali, una luce estatica si posa sulla pelle, sui muscoli, sugli angoli.

Accosta le forme dei fiori e le forme dei sessi e scrive che sono la stessa cosa. Se non fosse stato fotografo sarebbe stato scultore e così rappresenta i corpi, come elementi di perfezione e di bellezza. Offre un’esperienza estatica di bellezza dell’essere. La venerazione per il corpo, la sua forma, il suo essere, la sua natura.

Robert Mapplethorpe ha gli occhi liberati da tutto e solo così può fotografare l’estasi in una purezza di forme che è psichedelica, è il passaggio a un’altra dimensione.

Esco dalla mostra, e trasformo la città, la incanto o sublimo o innesto con la mente e gli occhi ancora sovraesposti e supersensibili, ed è in questo senso che Parigi è metamorfe. E’ l’incontro dei mondi delle storie d’arte che racconta, con gli occhi di chi le guarda, che si combinano nella sua essenza.

Patti Smith, storica compagna di Robert Mapplethorpe, è stata invitata all’inaugurazione di questa prima retrospettiva dell’artista a Parigi.

 

Les nus de Mapplethorpe à Paris

Je partage le voyage en métro avec une jeune mère, ses yeux inquiets croisent les miens sur la vitre. Je descends à Franklin Delano Roosevelt, les touristes russes augmentent à proximité des Champs Elysées. Les boutiques et les immeubles disparaissent petit à petit, jusqu’à quand il n’y a que les musées et leurs statues. Cet endroit est rempli de vieux et imposants châtaigniers, des dômes verts, qui offrent leurs parapluies de feuilles prismatiques, et s’ouvrent comme les fans, comme des prés renversés.

Au Grand Palais je visite la première retrospective du photographe et artiste Robert Mapplethorpe et je suis catapultée tout de suite dans le New York des années ’70.

Robert Mapplethorpe photographe les corps nus, qui rapproche aux photos de détails de statues classiques, sous sa caméra, dans n’importe quel corps, coule le fluide qui rend spécials, une lumière extatique se pose sur la peau, les muscles, les coins.

Il rapproche les formes des fleurs aux formes des sexes et il affirme qui sont la même chose. S’il n’était pas un photographe, il aurait été un sculpteur. Il représente les corps, tels que des éléments de la perfection et de la beauté. Il offre une expérience extatique de la beauté de l’être. La vénération du corps, sa forme, son être, sa nature.

Les yeux de Robert Mapplethorpe sont libérés de tout, et il arrive donc à photographier l’extase dans une pureté de formes qui est psychédélique, c’est le passage à une autre dimension.

Je quitte l’expo, et je transforme la ville, je l’ensorcèle ou je la sublime ou je la greffe, avec l’esprit et les yeux encore surexposées et ultrasensibles, et c’est dans ce sens que Paris est metamorfe, pour employer un mot inventé par Thomas dans son dernier Portrait.

C’est la rencontre des mondes que la ville raconte, à travers les yeux du spectateur, qui se combinent dans son essence.

Patti Smith, partenaire historique de Robert Mapplethorpe, a été invitée à l’ouverture de l’expo à Paris.

Paris | marzo 13, 2018

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